LA FORCE TRANQUILLE

Ivan Petrov (à droite) a été la locomotive, hier, d’un SA Spinalien lancé sur les rails du succès après avoir été crispé lors du set initial. Photo Jean-Charles OLÉ

Après avoir dû s’employer durant le premier set, le SA Spinalien a finalement plié l’affaire face au Paris Université Club. Un succès sans contestation qui conclut la phase aller à merveille.

Certains points, certains sets, certains matches peuvent basculer comme une pièce de monnaie tombe sur pile ou face. Et quand les maîtres du jeu sont dans un jour sans, c’est encore plus délicat. Combien de points auront été attribués de manière aléatoire, hier soir, entre les Spinaliens et la réserve du Paris UC ? On ne le saura jamais. Une chose est certaine, c’est qu’à de nombreuses reprises, tout le monde a constaté que les arbitres avaient pris la mauvaise décision. Avec le jeu des compensations, les deux équipes ont dû être lésées dans la même proportion. Accordons tout de même le mérite aux autorités du jeu d’avoir reconnu après-coup qu’ils n’avaient pas été bons.
Il fallait donc garder ses nerfs lorsque les décisions étaient défavorables. D’autant plus que la fin du premier acte était plus qu’indécise. Les Parisiens tenaient tête à des Spinaliens, étonnamment crispés. Les visages étaient fermés dans le clan vosgien. « On a eu un premier set compliqué. On savait qu’on pouvait être bougé face à une équipe qui a du talent mais aussi beaucoup de déchets » consentait François Mérel, le coach spinalien. Ses propos ne peuvent être que validés par la physionomie de l’acte initial (8-7, 16-15). Avant de rentrer dans le money-time. Les Parisiens s’offraient les premières opportunités de conclure. Epinal faisait preuve de caractère pour empocher le premier set au troisième essai. « On a pu ensuite se relâcher », se satisfaisait François Mérel.
Le rouleau compresseur était en marche. Rien ne pouvait l’arrêter. Les Visiteurs prenaient un éclat (8-3). Jamais ils ne pourront revenir (16-10). Dans le sillage d’un Ivan Petrov des grands soirs, la bande à Pedja Brankovic déroulait (25-19). Scénario identique dans le troisième set où les Vosgiens prenaient les commandes rapidement. De quoi s’envoler vers un succès sans contestation possible. « Avoir un bilan de six victoires en sept matchs c’est vraiment un super-bilan après la phase aller. Si on m’avait dit au début de saison qu’on en serait là je ne l’aurais pas cru. On est heureux de ce que l’on fait. On va se remettre au boulot pour accueillir Alès qui va vouloir prendre sa revanche du match aller » prévenait François Mérel.

Epinal 3-0 Paris UC 
Les sets : 31-29, 25-19 et 25-19.
Gymnase Viviani, 150 spectateurs environ, arbitrage de MM. Trajot et Jamet

Epinal: Six de départ : Brankovic, T. Riblet, Roatta, R. Riblet, Petrov, Constantin. Sont entrés en jeu : Mérel (libéro), Colin, Manessier, Coglio.

Paris UC: Six de départ : Maignan, Groc, Dubreuil, Leloup, Henno, Chaudet. Sont entrés en jeu : Sellier (libéro), Balazot, Lilembo, Freere.

 

Article VosgesMatin